03.11.2006
Hier soir, on était tous "du côté des bons enfants"
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01.11.2006
Françoise Roullier
} VERNISSAGE samedi 4 novembre2006 à partir 18h
Territoires...
F R / Rivages ( version 2)
Françoise Roullier peint avec ses brosses, mais elle peint aussi «avec» des papiers collés qu’elle a déchirés auparavant, et qu’elle a arrangés sur des supports divers, eux-mêmes préparés. On s’aperçoit vite que l’artiste a, non seulement poncé ses fragments rapportés, mais qu’elle a aussi élargi - pour les «user» - les lignes de déchirure de ses papiers. De sorte que nous sont donnés des agglomérats hyper construits, jointoyés…dont les articulations auraient, malgré tout, quelque chose d’aléatoire ! Les bras morts de certaines rivières en décrue nous offrent des agrégats semblables où des dépôts divers se sont répartis en des zones de compactage «sauvagement ordonnées». Oscar Wilde ne disait-il pas que la nature ressemble à l’art ? Chaque créateur a ses «recettes» et ses ingrédients avec lesquels il se demande ce que «ça» va bien pouvoir donner. Françoise Roullier n’échappe pas à la règle qui veut qu’en entrant dans son atelier (qui est également sa cuisine) elle soit vraiment curieuse (et un peu anxieuse) du résultat à venir. De fait, les enjeux pour un artiste sont plus ou moins pesants qui font qu’il (ou elle) se vit en situation de risque puisqu’il va devoir affronter son propre regard critique et, naturellement, celui des autres. Pari tenu : «ça» tient, et ça tient d’autant mieux que ces collages sont aussi bien des micro que des macrocosmes. Comme vus d’avion ( ou sous une loupe) les isthmes, les presqu’îles, les grèves, ou les détroits, de l’artiste sont des utopies qu’il nous tarde d’habiter. Pierre Fresnault-Deruelle
Livres d'artistes...
Quel est donc le miracle de cet objet, né il y a plus de deux millénaires, éminemment moderne par sa forme cubique, mathématique, industriel bien avant l’heure, qui a triomphé du rouleau jusqu’à devenir la «brique élémentaire» de la pensée occidentale ? Contrairement au savoir numérique, le livre, né du pli, se referme sur lui-même solidaire de son message. Son espace est conçu pour produire une autorité, voire une transcendance. Le livre est un marqueur de la condition humaine. Comme nous, il est complet quand il est seul et incomplet devant les autres. La force du livre c’est qu’il nous survit et qu’il a comme nous une fin. Michel Melot
DU CÔTE DES BONS ENFANTS
[près de la place Châteauneuf]
7, rue des bons enfants - 37000 Tours
tèl. 02 47 31 30 60 Port. 06 81 25 12 13
blog : http://lesbonsenfants.bonnes-nouvelles.fr
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