03.04.2008
Au hasard d'une balade dans Tours
...à la découverte d'un immense artiste...
Gérard Marchand
Le choc immédiat, la grosse émotion, le coup de cœur dès qu’on entre dans la galerie « du côté des bons enfants ». Cet artiste-peintre verra, dans les prochains mois, sa notoriété grandir et atteindre les sommets. Gérard Marchand a une technique étonnante. Il choisit comme support de ses peintures du bois. Il passe plusieurs couches d’enduits, puis il peint à l’huile son sujet en juxtaposant plusieurs couches. Et il parachève son travail en passant une petite couche de patine. Cela donne une sorte d’effet céramique très intéressant. Pas inutile de savoir les méthodes de l’artiste. Car dans le résultat final – toujours une femme, rien que des femmes au visage inexpressif ou inexistant – ce glaçage final et cette épaisseur constituée par les différentes couches de peinture, donnent une impression d’une vision, vue à travers une vitre épaisse. Elles sont mystérieuses, toutes ces femmes aux attitudes alanguies, avec quelque chose de fatigué. Sur le corps et sur les vêtements, comme des traces sombres, des tâches. On dirait que ces femmes sont venues d’ailleurs, de loin dans le temps et dans l’espace. Les couleurs elles-mêmes semblent avoir supporté des épreuves. On croirait voir des fresques romaines ou égyptiennes abîmées par les ans, mais où serait fixé une fois pour toutes un éternel féminin indestructible sous une mince couche de glace. Une œuvre envoûtante et mystérieuse. Gérard Marchand est bel et bien un artiste exceptionnel avec un message pictural de tendresse qui émeut on ne sait pas trop par quel étrange pouvoir de séduction.
Philippe MARTINET - Journaliste / Le Courrier Français - 3/04/2008
du 2 Avril au 1er Mai 2008 « du côté des bons enfants »
7, rue des bons enfants 37000 Tours - Tél. 02 47 31 30 60
07:58 Publié dans exposition | Commentaires (0)
02.04.2008
01 Mai 2008 - Ternissage > Gérard Marchand
18:51 Publié dans exposition | Commentaires (0)
Avril 2008 - Gérard Marchand
09:17 Publié dans exposition | Commentaires (0)
31.03.2008
Théophile Gautier (1811-1872)
A UNE ROBE ROSE
Que tu ma plais dans cette robe
Qui te déshabille si bien,
Faisant jaillir ta gorge en globe
Montrant tout nu ton bras païen !
Frêle comme une aile d'abeille,
Frais comme un coeur de rose-thé,
Son tissu, caresse vermeille,
Voltige autour de ta beauté.
De l'épiderme sur la soie
Glissent des frissons argentés,
Et l'étoffe à la chair renvoie
Ses éclairs roses reflétés.
D'où te vient cette robe étrange
Qui semble faite de ta chair,
Trame vivante qui mélange
Avec ta peau son rose clair ?
Est-ce à la rougeur de l'aurore,
A la coquille de Vénus,
Au bouton de sein près d'éclore,
Que sont pris ces tons inconnus ?
Ou bien l'étoffe est-elle teinte
Dans les roses de ta pudeur ?
Non ; vingt fois modelée et peinte,
Ta forme connaît sa splendeur.
Jetant le voile qui te pèse,
Réalité que l'art rêva,
Comme la princesse Borghèse
Tu poserais pour Canova.
Et ces plis roses sont les lèvres
De mes désirs inapaisés,
Mettant au corps dont tu les sèvres
Un tunique de baisers.
(Emaux et camées)
18:55 Publié dans exposition | Commentaires (0)
















